Le gouvernement guinéen passe à la vitesse supérieure dans sa lutte contre la pollution. Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a annoncé un durcissement des contrôles pour appliquer strictement le décret interdisant les emballages et objets en plastique à usage unique. Une mesure forte qui place la santé publique et la préservation des écosystèmes au cœur des priorités nationales.
Ce que dit la loi (Décret D/2024/0172/PRG/CNRD/SGG)
Promulgué le 21 septembre 2024, ce texte interdit formellement sur toute l’étendue du territoire :
La fabrication et l’importation,
La détention commerciale,
L’utilisation de nombreux produits plastiques jetables.
Produits particulièrement ciblés : Les sachets d’eau, les sacs de course, les contenants plastiques légers et les ustensiles jetables. L’objectif est de stopper les ravages de ces déchets sur les sols, les ressources en eau et le cadre de vie général des citoyens.
Un plan d’action rigoureux et progressif
Pour garantir l’efficacité de cette transition, les ministères de l’Environnement et du Commerce travaillent main dans la main avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée. Ensemble, ils déploient une feuille de route basée sur la fermeté et l’accompagnement :
Contrôle aux frontières : Surveillance accrue sur l’importation des matières premières destinées aux plastiques jetables.
Retrait des commerces : Disparition progressive des sacs plastiques dans les supermarchés, pharmacies et grandes surfaces.
Saisies : Déploiement de dispositifs de contrôle pour confisquer les stocks illégaux de sachets d’eau.
Alternatives et sensibilisation : Promotion de solutions durables et campagnes d’information pour éduquer la population sur les risques sanitaires et environnementaux.
Cap sur le 20 septembre 2026
Le compte à rebours est lancé. À partir du 20 septembre 2026, la tolérance zéro sera de mise : la fabrication et la distribution commerciale de ces objets seront définitivement bannies.
Face à ce tournant écologique majeur, les autorités appellent à la responsabilité civique des acteurs économiques et de l’ensemble des citoyens. Pour veiller au grain, une task-force interministérielle (Environnement, Commerce, Économie, Finances et Budget) est d’ores et déjà mobilisée pour faire respecter la loi sans exception.

Par Soumah Naby Moussa 666-144-250 pour actualitefemine





