L’association des Professionnelles Africaines de la communication-Section guinéenne en abrégé (APAC Guinée) a organisé ce mercredi 27 mars à la maison de la presse sise à la minière dans la commune de Ratoma, une rencontre d’échange avec les Hommes de média sous le thème: «Pratique du journalisme: Qu’est-ce qu’il faut attendre des femmes?». L’objectif de ce panel est de magnifier la présence et le rôle de la gent féminine dans les médias ces dernières années.
Dans sa prise de parole, Diaraye Diallo présidente de l’APAC a salué la représentativité des femmes dans le secteur des médias: <<Dans notre pays, les femmes ont très tôt investi le secteur des médias et ont joué un rôle fondamental dans l’édification d’une presse libre et responsable. Mais la présence et le rôle de gent féminine dans les médias se sont beaucoup renforcés, après la libération des ondes en 2015. Avec l’avènement de plusieurs groupes de médias audio visuel, des sites internet, ajouté aux organes de presse, les femmes se sont retrouvées à différents échelons du métier du journalisme. Cela prouve que cette corporation de nos jours s’est fortement féminisée>>, s’est-elle réjouie.
Par ailleurs, elle dénonce la discrimination dont les femmes font face dans ce secteur <<Cette percée remarquable des femmes dans le monde des médias, ne peut pas cacher certaines disparités, dans le paysage médiatique guinéen. Dans les entreprises de presse, les femmes restent toutes représentées au niveau de certains postes de responsabilité. Et sont souvent cantonnées dans des médias moins convoités, ou des spécialités moins prestigieuses. Aucune raison ne peut justifier cette discrimination basée sur le genre, car les femmes ont toujours valablement assuré les missions qui leurs sont confiées. Cette rencontre d’échange est une réelle opportunité pour nous d’explorer des voies et moyens, permettant de mettre de véritables bases, pour l’épanouissement des femmes dans les médias, en améliorant surtout leur représentativité dans les postes de responsabilité >>, a indiqué Diaraye Diallo.
Pour sa part, BARRY Hawa Camille CAMARA, panéliste a invité la couche féminine à relever ces deux (2) défis: << le journalisme d’abord en tant que métier, c’est un métier complexe. Avant c’était un métier quasi-masculin. Mais il y a le défi aussi en tant que femme, c’est à dire en tant que femme, tout ce qu’on veut avoir dans ce métier là avec des hommes qui sont avec nous, il faut faire du coude. On ne va pas l’avoir facilement. Je pense que les femmes avant, même si elles n’ont pas fait d’école, mais elles venaient déjà avec une culture générale, qui faisait qu’elles pouvaient s’imposer. Vous avez la chance aujourd’hui, avec la nouvelle technologie tout est digitalisé, donc c’est beaucoup plus facile pour vous que nous, à l’époque>>, a-t-elle lancé.
Pour clore, elle s’est réjouie du fait que les filles se sont beaucoup démarquées dans le métier du journalisme jusqu’à être patronnes d’organes de presse.
Soumah Naby 666-144-250




