Le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures passe à l’offensive. Face au spectacle désolant des eaux usées déversées à ciel ouvert sur le bitume de Conakry, les autorités ont décidé de siffler la fin de la récréation. Un courrier officiel, adressé à la Gouverneure de la ville, marque le début d’une opération de salubrité publique musclée.
Un constat alarmant pour la capitale
Le diagnostic du ministère est sans appel : l’évacuation anarchique des eaux ménagères hors des concessions n’est pas qu’une nuisance visuelle. C’est un triple fléau qui frappe la ville :
- Insécurité sanitaire : Prolifération de maladies liées au manque d’hygiène.
- Dégâts matériels : Érosion et dégradation prématurée du réseau routier.
- Insalubrité chronique : Dégradation du cadre de vie des citoyens.
Une chaîne de commandement mobilisée
Pour éradiquer ces pratiques, le ministère mise sur une action de proximité. La Gouverneure est appelée à mobiliser toute l’administration territoriale : Maires, Chefs de quartier et Chefs de secteur. Leur mission est claire : informer, sensibiliser, mais surtout surveiller la mise en conformité immédiate des systèmes d’évacuation.
Le compte à rebours est lancé : 30 jours pour agir
Le ton est ferme et le calendrier serré. Les ménages hors-la-loi disposent d’un délai de 30 jours à compter de la réception du courrier pour corriger leurs installations.
Attention : Une fois ce délai expiré, la tolérance zéro sera de mise. Les contrevenants s’exposent à des sanctions exemplaires :
- Une amende forfaitaire de 15 000 000 GNF.
- Une peine d’emprisonnement ferme pour mise en danger de la vie d’autrui.
Le message est passé : la propreté de Conakry n’est plus une option, c’est une obligation légale.

Soumah Naby Moussa 666-144-250




