La ville de Kankan a vibré ce mardi 10 février au rythme de la 4e édition du Colloque national des femmes entrepreneures en milieu rural. Réunies à la bibliothèque Williams Sassine, autorités locales et actrices du secteur ont ouvert les débats sur une urgence absolue : la survie des activités économiques face au dérèglement climatique.
Le climat, un frein majeur à la rentabilité

Le point d’orgue de cette première journée a été le panel intitulé « Impact et vulnérabilité : comment le changement climatique affecte l’entrepreneuriat des femmes rurales ».
Pour Madame Yombouno Sia Marie Kamano, panéliste, le constat est sans appel : le climat n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui frappe directement le portefeuille des productrices.
Chute des rendements : La dégradation des sols et l’instabilité des saisons réduisent la productivité agricole.
Impact économique : Une faible récolte entraîne mécaniquement un affaissement des revenus pour toute la chaîne de valeur.
Effet domino : De la production à la commercialisation, en passant par la transformation, aucun maillon n’est épargné.
Vers une stratégie de résilience et de diversification
Face à ces « ravages », l’heure est à l’adaptation. Mme Kamano a exhorté ses paires à ne pas baisser les bras et à cultiver la résilience. Son conseil phare ? La diversification. Pour sécuriser leurs revenus, les femmes sont encouragées à ne plus dépendre d’une seule activité mais à explorer des alternatives complémentaires.
« Il faut s’adonner au travail avec conviction, mais ne pas rester figée sur une seule activité », a-t-elle insisté.
Un enjeu de solidarité communautaire

Le sentiment d’urgence est partagé par les participantes. Aminata Kourouma souligne l’interdépendance des métiers : si les agricultrices en amont souffrent de la sécheresse ou des inondations, ce sont les transformatrices en aval qui se retrouvent sans matière première.
Le colloque se poursuit avec deux autres panels, toujours centrés sur les solutions innovantes face aux défis environnementaux actuels.
Par Soumah Naby Moussa 666-144-250





