À Kankan, la vulgarisation du projet de la nouvelle Constitution suscite des débats variés au sein de la population. Dans ce concert d’opinions, les femmes ne restent pas en marge. Dans les quartiers, les marchés, et même au sein de certaines organisations locales, elles se réunissent, discutent et donnent leur point de vue sur ce texte fondateur en cours de validation.
Dans la commune urbaine de Kankan, des séances d’échanges citoyennes sont organisées, notamment dans les quartiers populaires comme Missiran, Bordo et Kabada. L’objectif : permettre aux citoyens, notamment les femmes, de mieux comprendre le contenu de cette future Constitution.
Pour Aminata Kouyaté, commerçante au grand marché Lofèba, « Il est important que nous, les femmes, soyons associées à ce genre de projet. Une Constitution, c’est ce qui nous protège. On parle de nos droits, de nos enfants, de notre avenir. Il faut qu’on sache ce qui est dedans » indique-t-elle.
Cette volonté de s’impliquer est partagée par d’autres femmes réunies autour d’une ONG locale œuvrant pour l’autonomisation féminine. Mariama Traoré, présidente d’une association féminine à Kankan, souligne :
« Nous avons accueilli une délégation qui est venue nous expliquer certains articles. C’était très utile. Beaucoup de femmes pensaient que cela ne les concernaient pas, mais après les échanges, elles ont compris l’importance de leur implication» dit-elle.
Au-delà de l’information, les femmes de Kankan émettent aussi des attentes et parfois des réserves. Fatoumata Camara, étudiante à l’Université Julius Nyerere, affirme :
« J’espère que cette Constitution ne sera pas une copie des anciennes. Nous voulons qu’elle prenne réellement en compte les droits des femmes, l’égalité des chances et la lutte contre les violences basées sur le genre» lance-t-elle.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





