Dans la savane guinéenne, notamment à Kankan, la déscolarisation des jeunes filles demeure une préoccupation majeure. Malgré les efforts déployés pour promouvoir l’éducation, de nombreuses adolescentes quittent prématurément les bancs de l’école, souvent en raison des mariages précoces, de la pauvreté, de charges domestiques ou des pressions sociales.
Face à cette situation alarmante, le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, Souleymane Daffé, a exprimé son inquiétude. Il souligne que la déscolarisation des jeunes filles est un problème sociétal complexe, nécessitant une approche multidimensionnelle. Des instructions ont été données aux encadreurs des écoles pour signaler tout cas de déscolarisation afin de permettre une intervention rapide.
« La déscolarisation des jeunes filles est un véritable problème de société, dont la gestion s’avère particulièrement complexe. Du côté du système éducatif, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires. Pour chaque cas de déscolarisation, notamment lorsque les parents décident de retirer leurs filles de l’école, des instructions claires ont été données aux encadreurs scolaires afin qu’ils nous informent immédiatement» informe-t-il.
Par ailleurs, des initiatives ont été mises en place pour encourager la scolarisation des filles. Des séances de répétition spécifiquement destinées aux jeunes filles ont été organisées pour renforcer leurs compétences et les maintenir dans le système éducatif.
« L’autorité scolaire veille rigoureusement à cette question et nous encourageons activement l’inscription et la scolarisation des jeunes filles. Nous avons même mis en place des séances de répétition spéciales pour elles, afin de soutenir leur réussite scolaire» a-t-il conclu.
Cependant, l’absence de données fiables sur le taux de déscolarisation des jeunes filles à Kankan, complique l’élaboration des politiques efficaces dans la région. Il est impératif de renforcer la collecte des données et de sensibiliser les communautés sur l’importance de l’éducation des filles pour inverser cette tendance préoccupante.
Ce article est un accompagnement de Girls First Fund pour lutter contre le mariage d’enfants en République de Guinée.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





