L’association Des Personnes Handicapées pour le Développement Intégré APHDI a organisé ce jeudi 24 juillet 2025 dans la préfecture de Kankan, une activité de plaidoyer en faveur de la prévention et de la lutte contre les violences, abus sexuels et stigmatisation dont sont victimes les femmes et les filles handicapées auprès des décideurs. Grâce à l’accompagnement financier de l’Urgent Action Fund-Africa, cette rencontre a réuni des acteurs influents de la préfecture à l’occurrence les leaders traditionnels, les chefs religieux, les autorités administratives, les organisations de la société, etc. A l’issu de cette activité, les participants ont élaboré un document permettant le respect des droits de cette couche sociale vulnérable.
Ils sont au total 15 participants notamment des leaders traditionnels, des chefs religieux, des autorités administratives, des organisations de la société de la préfecture de Kankan à prendre part à l’activité de plaidoyer en faveur de la prévention et de la lutte contre les violences, abus sexuels et stigmatisation dont sont victimes les femmes et les filles handicapées auprès des décideurs. Une initiative de l’association Des Personnes Handicapées pour le Développement Intégré APHDI financé par Urgent Action Fund-Africa. Cette rencontre a pour objectif d’encourager l’abandon des pratiques néfastes et intégrer les droits des femmes handicapées et atteintes d’albinisme dans les politiques publiques.

A l’issu de cette rencontre, les participants ont élaboré document de plaidoyer permettant le respect des droits de couche sociale vulnérable. Dans ce document de neuf (09) pages, à Kankan, les résultats révèlent une prévalence élevées de violences (49,44% des femmes victimes au cours des 12 dernier mois), une sous-déclaration alarmante des incidents à la méconnaissance des procédures et à la stigmatisation (seulement 30% des cas signalés), et un accès très limité à la justice et aux services de soutien.
A cela s’ajoutent, les conditions de vie d’autonomie précaires avec un accès partiel ou inexistant à un logement sécurisé par la majorité (65%) et un taux élevé de chômage ou de non-activité (46,11%). L’accès aux services sociaux de base est difficile pour plus de la moitié des femmes (56,67% n’ont aucun accès), et les soins de santé sont entravés par la distance, le coût, le manque d’accessibilité physique et la discrimination du personnel. L’analphabétisme est également un obstacle majeur, avec 66,11% des femmes n’ayant aucune scolarisation.
Sur la base de cette étude, les participants ont formulé plusieurs recommandations dont entre autres : la protection des filles et femmes handicapées contre les violences ; l’accessibilité des personnes handicapées aux services sociaux de base et favoriser l’inclusion des femmes handicapées dans le développement communautaire. Les acteurs mèneront quelques actions concrètes pour réussir la sensibilisation dans les communautés.
Hasso Bah





