Dans la sous-préfecture de Karfamoriah, relevant de la préfecture de Kankan, le gombo occupe une place centrale dans les activités agricoles féminines. Nombreuses sont les femmes qui s’adonnent à cette culture maraîchère afin de subvenir aux besoins de leurs familles et contribuer à l’économie locale.
Mina Sangaré, productrice rencontrée sur son champ, explique :
« Le gombo est notre principale source de revenus. Grâce à sa vente, je peux prendre en charge les dépenses quotidiennes et scolariser mes enfants. Mais nous manquons d’appui en intrants agricoles et en matériels modernes pour améliorer nos rendements» indique-t-il.

Même son de cloche chez Fanta Camara, également productrice :
« C’est une activité qui demande beaucoup d’efforts physiques. Malgré les difficultés, nous n’abandonnons pas, parce que c’est de là que nous tirons notre force économique. Si nous avions un accompagnement des autorités ou des ONG, nous pourrions faire encore mieux » dit-elle.
Ces femmes, pilier de l’économie rurale, espèrent que leurs efforts seront bientôt reconnus et soutenus, afin que la culture du gombo, au-delà de l’autosuffisance, devienne un véritable levier de développement communautaire.
Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine.com





