À Labé, la hausse du prix du charbon de bois inquiète de plus en plus les ménages, particulièrement les femmes qui dépendent encore de ce combustible pour la préparation des repas. Le prix d’un sac atteint désormais entre 65 000 et 70 000 francs guinéens, selon plusieurs témoignages.
« Le prix du charbon varie, mais actuellement, le sac coûte entre 65 000 et 70 000 francs. Généralement, on ne l’utilise même pas pendant deux semaines. C’est cher sur le marché, mais nous n’avons pas d’autre alternative », témoigne Mariama Ciré Diallo.
Face à cette situation, de nombreux ménages ne disposant pas de moyens suffisants pour acheter un sac entier se tournent vers la vente au détail. Cette pratique permet à certaines familles de continuer à cuisiner malgré la hausse des prix.
Mariama Ciré Diallo explique qu’elle a parfois recours à cette solution : « J’achète parfois le charbon en détail. Un sachet coûte 3 000 francs et, pour cela, il nous faut généralement 6 000 francs de charbon par jour afin de pouvoir cuisiner. »
Du côté des vendeuses, cette flambée des prix s’explique notamment par les difficultés d’approvisionnement. Une commerçante de charbon rencontrée à Labé évoque l’interdiction de la coupe du bois ainsi que le mauvais état des routes.
« Actuellement, il est dit que la coupe du bois est interdite et les routes sont très mauvaises. Si nous achetons le sac à plus de 60 000 francs, nous sommes obligées de le revendre à ce prix pour dégager un bénéfice », explique-t-elle.
Cette hausse du prix du charbon constitue ainsi une charge supplémentaire pour les ménages, déjà confrontés à l’augmentation du coût de plusieurs produits de première nécessité. Pour les femmes, principales gestionnaires de la cuisine dans les foyers, la situation devient de plus en plus insoutenable.
Par AMD pour www.actualitefeminine.com
