La vidéo de Moussa Condé, ancien Directeur de la Communication et de l’Information (DCI) de la Présidence, continue de secouer l’opinion publique. En tentant d’expliquer son limogeage, l’ex-responsable a admis avoir eu des comportements obscènes dans son bureau avec de jeunes femmes. Ces révélations ont provoqué une onde de choc, particulièrement chez les défenseurs des droits humains.
Un bureau de la Présidence transformé en lieu de débauche ?
Pour Hassatou Lamarana Bah, féministe engagée et fondatrice du site Actualitefeminine.com, la pilule ne passe pas. Elle qualifie ces déclarations de « graves et inquiétantes », soulignant le mépris total pour l’institution que représentait l’ex-Directeur.
« Un bureau est un environnement professionnel qui doit être respecté. Le souiller par des actes obscènes est extrêmement grave », martèle l’activiste.
Éthique publique et choc moral
Au-delà de la faute professionnelle, c’est la question de l’exemplarité au sommet de l’État qui est posée. Selon Mme Bah, une nomination à un tel niveau de responsabilité exige une rigueur morale sans faille. Elle a également pointé du doigt les conséquences humaines et familiales de ces aveux publics :
Manque de respect pour l’administration : Une trahison de la confiance placée en lui par le chef de l’État.
Impact familial : Un traumatisme pour son épouse et ses enfants face à de tels propos.
Vers des poursuites judiciaires ?
Bien que Moussa Condé ait déjà été sanctionné par son limogeage pour faute lourde, le volet judiciaire reste en suspens. Si aucune plainte n’a encore été déposée par les organisations de défense des droits des femmes, Hassatou Lamarana Bah n’exclut aucun scénario :
« Au regard de la gravité de ses déclarations, il n’est pas exclu qu’une plainte soit déposée contre lui », a-t-elle précisé.
Un appel à l’excellence pour les femmes
En conclusion, l’activiste a transformé cette affaire en un message de prévention pour la jeunesse féminine. Elle exhorte les jeunes filles à privilégier la formation et la compétence comme boucliers contre le harcèlement ou les dérives en milieu professionnel. Pour elle, le bagage intellectuel reste le meilleur rempart pour ne pas devenir la proie de « distractions » de la part de supérieurs hiérarchiques.
Soumah Naby Moussa





