Des journalistes, responsables d’associations de presse et commissaire de la HAC des régions administratives de Kindia, Mamou, et Labé sont en train d’être outillés sur leur rôle et responsabilité en matière de lutte contre les discours de haine et les actes d’incitations à la violence. C’est une initiative de la Haute Autorité de la Communication( HAC) à travers le projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’Homme pour la consolidation de la paix en Guinée, financée par le fonds de Nations-Unies pour la consolidation de la paix . La cérémonie de lancement a eu ce lundi 03 Novembre 2025, dans un complexe hôtelier de Kindia. Elle a connu la présence du président de la Haute autorités de la communication Boubacar Yacine Diallo, du directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia Lanfia kouyaté , du représentant résident du PNUD ainsi que les représentants des associations de presse.
Cette session d’échange vise à former, sensibiliser 130 responsables des médias en accordant une représentation significative des femmes.
Dans sa communication, le directeur de cabinet Lanfia kouyaté s’est réjoui du choix porté sur la région administrative de Kindia pour abriter cette session et a invité les Hommes de médias à accorder une importance capitale à la formation.
Selon le Porte-parole des associations de presse, les médias jouent un rôle crucial dans la construction de notre société, de la promotion de la paix et de la quiétude sociale. C’est pourquoi dit-il, qu’ils ont besoin de la collaboration de tous les acteurs concernés pour créer un environnement médiatique qui promue la tolérance, la compréhension et le respect mutuel.
« Les discours de haine sont un fléau qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur les individus et les communautés. Ils peuvent inciter à la violence, renforcer les stéréotypes et les préjugés et d’intolérance. C’est pourquoi il est essentiel que nous travaillons ensemble pour prévenir et combattre les discours de haine dans les médias. Les associations professionnelles de médias que je représente aujourd’hui sont conscientes de leurs responsabilités dans la lutte contre les discours de haine. Nous nous engageons à promouvoir un journalisme responsable et éthique, qui respectent la dignité et les droits de tous les individus. Nous nous engageons également à sensibiliser nos membres aux dangers des discours de haine et à les encourager à adopter des pratiques éditoriales responsables. Cependant, nous ne pouvons pas faire cela seul. Nous avons besoin de la collaboration de tous les acteurs concernés, y compris les institutions, les organisations de la société civile et les communautés elles-mêmes. Nous devons travailler ensemble pour créer un environnement médiatique qui promue la tolérance, la compréhension et le respect mutuel>> A souligné Mamadou Keita dit Falcao.
Dans son discours d’ouverture, le président de la Haute autorité de communication (HAC) Boubacar Hassine Diallo revient sur la thème central.
« Dans cette session il y a deux mots clés qui apparaissent discours de haine et actes de violence. Je pense qu’on ne peut pas choisir mieux que ces deux termes pour attirer l’attention des journalistes sur leurs responsabilités. Vous ne vous rendez jamais compte des dégâts que vous pouvez faire si jamais vous diffusez un certain nombre d’informations, même vérifiées. Beaucoup de journalistes commettent l’erreur, et je l’entends souvent, de dire, lorsqu’ils ont relayé des propos haineux ou des propos communautaristes, de dire « je ne suis pas responsable parce que ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais c’est vous qui l’avez relayé ». C’est une grande responsabilité, parfois que vous ignorez, parfois que vous-même vous piétinez. Nous nous acheminons vers des élections. Le référendum s’est bien passé du point de vue de la presse. Donc, Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter l’ensemble de la presse guinéenne pour avoir cultivé l’esprit de paix, pour avoir soutenu les discours de paix et pour avoir ignoré les discours de haine » a-t-il déclaré.
Cette session d’échange durera deux jours. Elle intervient dans un contexte où la Guinée s’achemine vers les élections présidentielles prévues le 28 décembre prochain.
Mamadou Samba Diallo 620135213





